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Les montgolfières sont composées de trois éléments pricipaux:
L'enveloppe, la nacelle, le brûleur.
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| L'enveloppe |
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Le Brûleur |
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Elle a pour rôle d'emprisonner
l'air réchauffé par le brûleur. Sa structure est constituée de sangles
horizontales et verticales formant un globe, sur lequel sont cousus des
panneaux de nylon renforcé.
Toutes les sangles verticales sont rassemblées au sommet sur
un anneau de "couronne", et reprises à la base par des câbles d'acier qui
viennent se fixer sur le cadre de charge. Le sommet de l'enveloppe est
obturé de l'intérieur par un panneau circulaire amovible, appelé parachute.
Ce dernier, sous la poussée de l'air chaud, se plaque sur la bordure
du sommet de l'enveloppe, assurant ainsi son étanchéité.
Il fait office de soupape.
Le volume des montgolfières
actuelles varie entre 600 et 7 000 mètres cubes, le plus courant étant de
2 200 mètres cubes. Ce volume permet d'emporter une charge totale de
l'ordre de 500 kilogrammes, un mètre cube d'air porté à 100°C pouvant
soulever une charge de 250 grammes dans un air ambiant normal et à
pression normale. La masse totale d'une montgolfière de 2 200 m3 est alors
de l'ordre de 2 500 kilos ce qui représente une inertie importante, et
tout l'art du pilotage consiste à anticiper sur les réactions de
l'appareil. L'autonomie dépend bien sûr des réserves de gaz que l'on peut
embarquer à bord de la nacelle ; la durée moyenne des vols se situe aux
alentours de 60 minutes (on remarquera que l'autonomie du ballon à gaz est
beaucoup plus importante).  Comme il y a
plus de deux siècles, la montgolfière actuelle ne se dirige pas, elle
vogue au gré des vents. L'aéronaute sait d'où il décolle, il ne sait
jamais à 'avance où il va atterrir. C'est peut-être un des
derniers refuges pour quelques sensations et quelques aventures. Par
contre, l'aéronaute expérimenté contrôle parfaitement son altitude au
centimètre près, ce qui permet, par vent calme, des survols
extraordinaires de la nature, et des atterrissages en douceur. Lors de ces
derniers, le pilote ouvre en grand la partie supérieure du ballon (le
panneau-parachute faisant office de soupape), et libère ainsi l'air chaud
contenu dans l'enveloppe. Le ballon se dégonfle et se couche doucement sur
le sol. |
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Il délivre
une flamme dirigée avec précision de 3 à 6 mètres de haut rentrant à
l'intérieur de l'enveloppe par la partie inférieure ouverte ("bouche").
Placé dans le cadre de charge, le brûleur est orientable. Une canalisation
souple le relie à quatre réservoirs cylindriques en aluminium ou en acier,
qui contiennent chacun de 40 à 80 litres de propane liquide. L'ouverture
des vannes libère le propane, qui circule dans un serpentin et, sous
l'effet de la chaleur, monte en pression et se vaporise au travers des gicleurs,
il se mélange à l'air ambiant et s'enflamme au contact d'une veilleuse. |
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La Nacelle |
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Sa construction en osier et en rotin tressé lui
confère robustesse et souplesse, protégeant ainsi l'équipage des chocs
éventuels à l'atterrissage. Aux quatre coins sont fixées les réservoirs de propane
et sur les côtés les instruments de bord. Des arceaux rigides supportent
le cadre de charge, relié à des câbles d'acier qui assurent la suspension
de la nacelle. |
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La Pratique |
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Il faut savoir que les saisons ont une
influence sur le vol. En été, à cause du réchauffement solaire, l'air
devient rapidement instable, ce qui justifie des décollages tôt le matin
ou en fin d'après-midi. En hiver, la période de vol est plus
importante. |
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La Préparation |
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A défaut d'un terrain homologué, on
choisit un terrain approprié au décollage (avec l'accord du propriétaire),
dépourvu d'obstacles dans la direction qu'empruntera le ballon.
Avant la mise en oeuvre, le pilote s'assure qu'il est dans
les limites d'emploi fixées dans le manuel de vol (force du vent au
décollage et courbe de charge), s'informe de la situation météorologique
et de son évolution. Il procède à l'assemblage des différents éléments,
effectue les essais et vérifie les instruments de bord. La nacelle est
couchée sur le sol dans l'axe du vent et l'enveloppe
qui est attachée au cadre de charge, à la suite. De l'air froid y est
insufflé à l'aide d'un ventilateur après avoir fermé la "soupape"; Une fois
bien ventilée, le pilote réchauffe intérieur à l'aide du brûleur.
L'air chaud remplit l'enveloppe, la force aérostatique met le ballon debout.
Après les dernières vérifications, les passagers sont embarqués Le pilote chauffe
encore l'intérieur de l'enveloppe jusqu'à ce que la force aérostatique
Permette de quitter le sol. |
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| L'envol et le vol |
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| Pour quitter le sol, il suffit
d'élever la température de l'intérieur de l'enveloppe. Le pilote, par
chauffes successives maintient un taux de montée constant et stabilise
ensuite le ballon en palier. A tout moment, en décidant de chauffer ou de
ne pas chauffer, on peut changer d'altitude, et modifier sa trajectoire en
trouvant des courants d'air différents. |
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| L'atterissage |
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| En régulant le temps de chauffe, le
pilote diminue la portance aérostatique du ballon et engage une descente
contrôlée. Après avoir choisi un terrain approprié (nature, superficie,
voies d'accès), il procède à son 'approche". En phase finale, à quelques
mètres du sol, il éteint les veilleuses, coupe l'alimentation de propane
et ouvre la "soupape" qui contrôle l'ouverture du parachute qui libère
l'air chaud. Le contact au sol sera fonction de la vitesse du vent. Pour
libérer l'air chaud, le pilote ouvre complètement le parachute.
L'enveloppe s'oriente dans le sens du vent. Il suffit alors de la replier,
la remettre dans son sac et de désassembler les différents éléments du
ballon et placer le tout dans le véhicule de récupération, qui suit le
vol. |
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Le brevet de pilote |
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Grâce aux matériaux et aux
technologies modernes, le vol libre en montgolfière est devenu très sûr et
procure des joies et des sensations immenses aux nouveaux adeptes, de plus
en plus nombreux. Presque tous les pays possèdent actuellement des
montgolfières. Dans de nombreux pays, il faut, pour piloter un ballon,
être titulaire d'une licence de pilote de ballon libre, délivrée en France
par le ministère des Transports. L'examen pour l'obtention du brevet
comporte une partie pratique, douze heures de vol dont deux en solo, et
une partie théorique portant sur la technologie de l'aérostat, la
météorologie et la réglementation aérienne. Le brevet est délivré par des
instructeurs nationaux au nombre d'une centaine en France. Tous les deux
ans, les pilotes doivent passer une visite médiale auprès d'un médecin
habilité à examiner le personnel navigant non professionnel. Les ballons
àgaz et à air chaud sont des aérostats rentrant dans la catégorie des
aéronefs, et à ce titre ils possèdent un certificat de navigabilité
(C.D.N.), un certificat d'immatriculation (laquelle doit être portée d'une
façon très lisible sur l'enveloppe). Ils doivent être vérifiés tous les
ans par un organisme homologué. Par ailleurs, le pilote de ballon doit se
conformer à la réglementation aérienne : ne pas pénétrer dans des zones
interdites, respecter les planchers et les plafonds des zones
réglementées, porter la plus grande attention lorsqu'il pénètre dans un
couloir aérien. La radio VHF (Very High Frequency) n'est pas obligatoire à
bord dans l'espace aérien non contrôlé, mais elle est nécessaire dans les
espaces contrôlés (régions à circulation aérienne dense) car il est
demandé au pilote d'entrer en contact radio avec les centres de navigation
aérienne afin de les prévenir de sa présence. Les pilotes de ballon libre
doivent respecter les règles de circulation aérienne. |
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| L'avenir |
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Un équipement de ballon à air chaud
est proposé actuellement sur le marché français ou étranger pour un prix
de l'ordre de quinze mille ou vingt deux mille euros.
Grâce aux progrès importants accomplis dans la technologie des
matériaux depuis quelques années, il est possible d'envisager des
montgolfières plus petites pouvant enlever le même poids qu'aujourd'hui.
De nombreuses firmes mettent au point des matières très légères,
extrêmement résistantes, et possédant un coefficient de résistance
thermique excellent. Actuellement, la température intérieure d'une
montgolfière est de l'ordre de 100°C. Des tissus résistants à 300°C ou
plus et possédant une très bonne isolation thermique, évitant ainsi les
échanges calorifiques entre l'intérieur et l'extérieur de l'enveloppe,
permettraient de diminuer sensiblement les dimensions de l'enveloppe et,
partant, les coûts de fabrication. Pour le brûleur et le combustible
employé, on peut raisonnablement penser à augmenter de façon notable le
rendement et la performance du combustible. Il nous semble que la
montgolfière actuelle est promise à un bel avenir car, outre ses
possibilités de développement, elle peut être mise en ascension beaucoup
plus facilement et rapidement qu'un ballon à gaz. Une équipe de quelques
personnes peut faire décoller un ballon à air chaud en 10 à 15 minutes
alors qu'un ballon à gaz nécessite de 4 à 6 heures de préparation. Des
compétitions nationales sont organisées, des championnats du Monde et
d'Europe se déroulent alternativement tous les deux ans. Les premiers
eurent lieu à Albuquerque (Nouveau Mexique Etats-Unis). |
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© Altitude Loire
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